A, B, C,.., T,…, Z ça vient d’oĂą ? D’Afrique, voici l’histoire de cette alphabet d’origine proto-sinaĂŻque, c’est Ă dire venu des langues sĂ©mitiques africaines comme le Kabyle ou l’Arabe par exemple.

Dans cette image on peut y distinguer les ancêtres du C et du T. Les hiéroglyphes égyptiens ainsi que les écritures phéniciennes et gréco-romaines en découlent.
L’alphabet protosinaĂŻtique, Ă©galement appelĂ© alphabet protocananĂ©en, est l’un des plus anciens alphabets connus. Il est, par dĂ©rivations et modifications successives, Ă l’origine de la plupart des alphabets utilisĂ©s aujourd’hui. Il relève des langues cananĂ©ennes.
Cet alphabet linĂ©aire[1] (par opposition Ă cunĂ©iforme) comporte vingt-trois signes distincts, ce qui indique qu’il ne peut pas s’agir d’un syllabaire, Ă la diffĂ©rence du système d’Ă©criture, peut ĂŞtre plus ancien, de Byblos (en), qui lui comporte une centaine de signes. Il est hypothĂ©tiquement dĂ©rivĂ© des hiĂ©roglyphes Ă©gyptiens : plus de la moitiĂ© des signes peuvent ĂŞtre mis en relation avec leur prototype Ă©gyptien. Certains chercheurs estiment d’ailleurs qu’il ne s’agit que d’un syllabaire dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© oĂą chaque symbole reprĂ©sente une consonne suivie d’une voyelle quelconque, ce qui correspond de facto Ă un abjad ; les signes unilitères Ă©gyptiens semblent avoir profondĂ©ment influencĂ© les caractères de l’alphabet protosinaĂŻtique.
SEOPUBLISSOFT fait de l’informatique en Ă©tant renseignĂ© sur l’origine africaine de l’Ă©criture. Toutes ces inscriptions prĂ©sentent un trait particulier : par principe acrophonique elles utilisent une dĂ©rivation de hiĂ©roglyphes phonĂ©tiques Ă©gyptiens pour Ă©crire une langue sĂ©mitique. Les auteurs de ces deux inscriptions ont utilisĂ© des signes Ă©gyptiens en leur donnant pour valeur le premier son, dans leur langue sĂ©mitique, du mot dĂ©signĂ© par le hiĂ©roglyphe Ă©gyptien. Ainsi, le pictogramme reprĂ©sentant une maison, que l’on disait *bÄ“t en sĂ©mitique, dĂ©rivĂ© du signe hiĂ©roglyphique pour le mĂŞme mot, Ă©tait utilisĂ© pour transcrire le phonème /b/, initiale de *bÄ“t. Ce nom est restĂ© pour dĂ©signer la lettre elle-mĂŞme dans les alphabets hĂ©braĂŻque, phĂ©nicien, ou arabe, et Ă©tait si bien ancrĂ© qu’il a Ă©tĂ© transmis aux Grecs en mĂŞme temps que l’alphabet (βῆτα bĂŞta, avec un suffixe -a).
Suite Ă cet article, les français viennent-ils toujours d’Allemagne ? LOL ! Le français est une langue indo-europĂ©enne, c’est Ă dire venant d’Inde et d’Europe. Qui est Europe ? Encore une une sĂ©mite phĂ©nicienne, les mots français contiennent donc des mots sĂ©mitiques. Affaire Ă suivre…


